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Les élections québécoises sont-elles “meh”?

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Plus tôt cette semaine, le dictionnaire anglais Collins a officiellement reconnu le terme “meh”. Cette expression provient de la fameuse série télévisée Les Simpson.‘Meh’ est désormais un adjectif qui peut servir à caractériser l’ennui, l’indifférence absolue ou une interjection qui marque la médiocrité. Pour illustrer l’utilisation de ce nouveau terme, les rédacteurs du dictionnaire ont choisi de citer cet exemple : « Les élections canadiennes sont “meh”. » Certains se disent choqués et veulent soulever une polémique. N’est-ce pas vrai pourtant ? Le monde entier n’a-t-il pas été captivé par les élections présidentielles de nos voisins du Sud alors que les nôtres sont passées quasiment inaperçues. À peine à une semaine des élections provinciales, la majorité des Québécois partage la même opinion vis-à-vis la décision de Jean Charest de les envoyer voter : à quoi bon ? Personnellement, je trouve le concept du magasinage de Noël beaucoup plus motivant. Les Américains se sont rués aux urnes en un nombre record alors que la plupart d’entre nous préférerait ne même pas y penser. Qui a envie d’aller voter avant Noël ? Ces élections sont aussi nécessaires que celles déclenchées par Stephen Harper il y a plus d’un mois. Charest espère avoir un gouvernement libéral majoritaire cette année. Les élections québécoises sont-elles “meh”?

Qu’en dites-vous ?

Aicha, modératrice

Elizabeth May

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Elizabeth May, avocate et auteure, est chef du Parti vert du Canada et s’intéresse au mouvement environnemental depuis les années 1970. Sa vision: une planète verte et bleue, en sécurité et en harmonie. À la veille des élections générales elle vous demande :

Si vous ne faites pas confiance aux politiciens, qu’est-ce qui vous donnerait confiance en eux? 

Elizabeth May est environnementaliste, auteure, militante, avocate et
chef du Parti vert du Canada. Elle s’intéresse au mouvement environnemental
depuis les années 1970. Elle est diplômée de la Dalhousie
Law School et a été reçue au Barreau de la Nouvelle‑Écosse et de
l’Ontario. Elle a occupé le poste de codirectrice du contentieux au
Centre pour la défense de l’intérêt public avant d’être nommée
conseillère principale en politiques auprès du ministre fédéral de
l’Environnement, un poste qu’elle occupa de 1986 à 1988. Elle a été
nommée directrice exécutive du Sierra Club du Canada en 1989,
avant de démissionner en 2006 pour se présenter à la direction du
Parti vert du Canada.

Stéphane Dion

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Stéphane Dion est décrit comme la voix qui exprime le changement, l’optimisme et l’espoir. Son grand projet : concilier les trois piliers que sont la prospérité économique, la justice sociale et la viabilité environnementale. Partagez votre opinion avec la communauté en répondant à sa question.

Quel est selon vous l’enjeu le plus important pour l’avenir ?

Le 2 décembre 2006, lors du plus palpitant congrès d’investiture de l’histoire du Parti libéral, Stéphane Dion a été élu 11e chef du Parti libéral du Canada.

D’abord élu lors d’une élection partielle en 1996, M. Dion a été réélu en 1997, en 2000, en 2004 et en 2006 dans la circonscription de Saint-Laurent–Cartierville.

En juillet 2004, sous le Premier ministre Paul Martin, M. Dion a été ministre de l’Environnement. À ce titre, il a obtenu la conclusion d’une entente internationale visant à prolonger la mise en oeuvre du Protocole de Kyoto au-delà de 2012 lors de la Conférence de Kyoto sur les changements climatiques, qui s’est tenue à Montréal en décembre 2005.

M. Dion a été nommé ministre des Affaires intergouvernementales en janvier 1996, poste où il s’est employé à renforcer notre fédération. Il a élaboré les arguments du gouvernement fédéral contre une déclaration unilatérale d’indépendance qui aurait menacé les droits des Québécois et de l’ensemble des Canadiens.

Gilles Duceppe

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Le campagne électorale fédérale bat son plein. La date du scrutin: 14 octobre 2008. À cette occasion, Questions/Réponses reçoit le candidat Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois. Il vous demande:

La possibilité d’un gouvernement conservateur majoritaire vous inquiète-t-elle ? Pourquoi ?

Né le 22 juillet 1947, Gilles Duceppe a grandi à Montréal dans une famille empreinte de solidarité. Jeune, il a pratiqué de nombreux sports et appris très tôt la valeur du travail d’équipe. Il a milité dans le mouvement étudiant pour la justice sociale et en faveur de la souveraineté du Québec. Après avoir été vice-président de l’Union générale des étudiants et étudiantes du Québec (UGEQ) en 1968 et 1969 et il a été directeur journal Quartier Latin de 1970 à 1971. Ses convictions l’ont ensuite amené vers les milieux syndical et communautaire, où il a notamment agit comme conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux.

Élu pour la première fois député de Laurier—Sainte-Marie à la Chambre des communes en 1990, Gilles Duceppe est le premier député élu sous une bannière souverainiste à siéger à Ottawa. Il a occupé les fonctions de porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Affaires indiennes, de Multiculturalisme, de Défense, de Travail, d’Emploi et d’Immigration, de Condition féminine et des Anciens combattants avant d’occuper les fonctions de Whip en chef de l’Opposition officielle en 1993.

Gilles Duceppe a été élu chef du Bloc Québécois le 15 mars 1997, à la suite d’un vote au suffrage universel des membres. Il avait auparavant été nommé chef du Bloc Québécois et chef de l’Opposition officielle par intérim, en 1996, de même que leader parlementaire de l’Opposition officielle en février 1997.

En plus de son travail de parlementaire, Gilles Duceppe a occupé les fonctions de membre suppléant à la Commission Bélanger-Campeau, de membre de l’exécutif national du Mouvement—Québec, de président de la campagne de financement du Bloc Québécois en 1993 et de coprésident de la campagne référendaire de 1995.

Marié à Yolande Brunelle et père de deux enfants, Alexis et Amélie, Gilles Duceppe détient un baccalauréat ès arts du Collège Mont—Saint-Louis et a étudié les sciences politiques à l’Université de Montréal.

Bon Questions/Réponses!