Les élections québécoises sont-elles “meh”?

Plus tôt cette semaine, le dictionnaire anglais Collins a officiellement reconnu le terme “meh”. Cette expression provient de la fameuse série télévisée Les Simpson.‘Meh’ est
désormais un adjectif qui peut servir à caractériser l’ennui, l’indifférence absolue ou une interjection qui marque la médiocrité. Pour illustrer l’utilisation de ce nouveau terme, les rédacteurs du dictionnaire ont choisi de citer cet exemple : « Les élections canadiennes sont “meh”. » Certains se disent choqués et veulent soulever une polémique. N’est-ce pas vrai pourtant ? Le monde entier n’a-t-il pas été captivé par les élections présidentielles de nos voisins du Sud alors que les nôtres sont passées quasiment inaperçues. À peine à une semaine des élections provinciales, la majorité des Québécois partage la même opinion vis-à-vis la décision de Jean Charest de les envoyer voter : à quoi bon ? Personnellement, je trouve le concept du magasinage de Noël beaucoup plus motivant. Les Américains se sont rués aux urnes en un nombre record alors que la plupart d’entre nous préférerait ne même pas y penser. Qui a envie d’aller voter avant Noël ? Ces élections sont aussi nécessaires que celles déclenchées par Stephen Harper il y a plus d’un mois. Charest espère avoir un gouvernement libéral majoritaire cette année. Les élections québécoises sont-elles “meh”?
Qu’en dites-vous ?
Aicha, modératrice


