Blues de l’hiver



Comment expliquer l’engouement des Montréalais à chaque première tempête annuelle? C’est mon 6ième hiver dans cette ville et j’ai l’impression de vivre les mêmes scènes d’une année à l’autre. Fin de l’automne, l’ambiance devient morose, tout le monde attend l’hiver (le vrai) sans l’attendre vraiment et paf! Les premières neiges arrivent, tout le monde sort dans la rue, prend des photos, s’extasie devant la beauté blanche qui croule sous leur yeux ; les enfants se roulent dans la neige, les jeunes se prennent en photo, bref, on assiste à toute sorte de scène démontrant la joie des premiers flocons.
Cependant, les « banlieusards » eux, crient moins victoire lorsqu’il s’agit de prendre la route du retour et de mettre 3h à rentrer chez eux parce que la route n’a pas encore été déneigée ou parce que les conducteurs se réadaptent à peine à ce changement. Je ne parle pas des malheureux retardataires qui attendent le 15 décembre pour changer leurs pneus et qui se sont fait prendre par la première tempête.
On s’attend dans les jours suivants à un changement d’ambiance lorsque tout le monde se mettra à pelleter, changer ses souliers pour s’adapter, s’équiper de tuques, grosses bottes et autre vêtement d’hiver et commencer à râler que l’hiver, c’est tout un programme!
Une chose est sûre, les Montréalais aiment l’hiver, leur ville devient très belle, l’ambiance de Noël s’y installe et eux, se mettent aux sports d’hiver pour oublier le froid. Je quitte Montréal en étant toujours autant impressionnée par cet enthousiasme. Et vous, comment réagissez-vous à l’hiver?
Zizou, éditrice
Yahoo! Québec